Ânes En Ville

EN TRAVAUX !!!

Association loi 1901 crée en 2015

Médiation Animale ?

Travail réalisable en médiation par l'animal

  • Stimulation du langage : prise en charge des troubles du langage et de la communication, travail sur les émotions…

 

  • Travail sur la mémoire : stimuler la mémoire autobiographique, procédurale (long terme) et à court terme. En faisant parler la personne sur son passé, sur son ancien travail, sur les séances précédentes (nom de l'animal, activités effectuées…), sur ce qu’elle vit… Stimuler les savoir-faire, lui faire dire la date de la prochaine séance (orientation temporelle), travail avec des images…

 

  • Mobilisation du gestuel : ateliers tactiles/ jeux avec l’animal (caresser, brosser l’animal, donner a manger…), promenade (tenir la laisse ou longe, marcher…), stimulation de l’orientation spatiale !

 

  • Stimulation des fonctions exécutives (volonté d’agir/initiation, planification des étapes et contrôle) : encourager les prises de positions, les initiatives… Laisser décider la personne face à une situation donnée.

 

  • Travail des sens : vue, toucher, odorat, ouïe.


Lorsqu’on est face à un animal, on doit apprendre à gérer ses émotions, ses mouvements… Apprendre à se contrôler face à l’animal comme ce dernier doit se contrôler face à nous. Un respect mutuel se met alors en place.

Quelques définitions

Voici les différentes sortes de médiation par l’animal généralement reconnues:

   

  • La Thérapie Assistée par l’Animal (TAA):     C’est une méthode d’intervention utilisée comme auxiliaire aux     thérapies conventionnelles où l’animal joue un rôle de     médiateur entre le thérapeute ayant une expertise particulière (psychologue, orthophoniste, ergothérapeute, éducateur…) et la     personne dans le besoin. L’animal est ici considéré comme un "adjoint thérapeutique".

   

  • Les Activités Associant l’Animal (AAA): C’est une méthode préventive utilisant l’animal dans le but     d’améliorer la qualité de vie de la personne participant à l’activité et cela en augmentant sa motivation à participer à     des activités récréatives. Dans ce cas, l’animal n’est pas considéré comme un médiateur mais devient le centre d’intérêt de l’activité. Il n’y a pas d’objectifs thérapeutiques précis à atteindre, néanmoins les objectifs peuvent être sociaux ou éducatifs (pédagogiques).

Médiation par l’animal… zoothérapie :

différents termes mais même définition !


Il semble important de préciser que la médiation animale est avant tout une façon de travailler et non une profession en soi. Il n’existe pas encore de profession réglementée par la législation française. Et même si les formations foisonnent, afin d’exercer dans de bonnes conditions, il semble essentiel que les thérapeutes aient reçu une double formation : une dans le domaine de la santé (médical, paramédical, médico-sociale…) complétée par une dans le champ des animaux. Précisons que pour un travail de qualité, un « zoothérapeute » ne devrait, selon moi, pas exercer seul. En effet, il parait compliqué d’analyser les comportements des personnes en soins en même temps que les réactions des animaux. Une part des informations serait forcément ignorée. Par ailleurs, comme le rappelle Pelletier (2008) dans l’ouvrage « La zoothérapie : une thérapie hors du commun » : « l’intervenant qui utilise un animal est à la fois responsable de l’animal, du patient et de la relation que l’animal développera avec le patient ».

Ce n’est pas l’animal qui est thérapeutique, ni le soignant, mais bien la relation qui correspond au lien circulant entre les trois éléments soignant-animal-soigné.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les personnes en besoin vont se servir de l’animal pour déposer leurs souffrances, leurs angoisses….(1) L’accompagnateur récoltera les difficultés mises en avant lors de ce temps particulier (2) pour ensuite les travailler directement avec la personne qu’il accompagne (3).

 

sont aussi à analyser les flèches internes :

-          Le comportement de l’animal vis-à-vis du bénéficiaire ainsi que vis-à-vis de l’accompagnateur.

-          L’attitude de l’accompagnateur face à l’animal et face au bénificiaire.

-          Le comportement du bénéficiaire vis-à-vis de son accompagnateur et de l'animal.

 

Tout ceci se passe au sein d'un espace transitionnel unique à chaque séance (jour, heure, lieu).

Historique

Dès le XVIIIème Siècle, Tuke W. a créé l’institut de la York Retreat (Hôpital psychiatrique)en Angleterre car il s’était aperçu que la présence d’animaux aidait certains malades à guérir. Il avait une démarche pédagogique originale. Sa volonté était de mettre en valeur l’individu par une tâche à responsabilité quand, la plupart des institutions pour malades mentaux de l’époque, faisaient appel à des méthodes plus radicales (punitions, brimades, isolement…).

Toutefois, c’est Levinson B.  qui, vers 1961, a développé l’usage du contact avec les animaux dans le traitement des enfants en détresse psychique. Il a fini par inclure chiens et chats dans ses consultations et définir une « Pet oriented child psychotherapy ».

En France, le vétérinaire, Condoret A. s'est lui aussi intéressé au « pouvoir » des animaux sur les enfants en emmenant son chien dans une classe où les enfants avaient des difficultés d’expression orale. Des progrès sont très vite apparus sur la majorité des enfants. En 1977, il publia un article intitulé « Nouvelle approche psychosociologique et médicopédagogique de l’enfant. Sa relation à l’animal familier».

Le professeur Montagner H. (Psycho-physio-éthologue et ancien directeur de recherche à     l’INSERM ) a constaté que l’animal permet à l’enfant de mettre plus facilement en place son apprentissage de la vie. Selon lui, grâce à l’animal, l’enfant « fixe son attention sur un sujet extérieur et mobilise sa capacité de mise en question, de comparaison d’une espèce à une autre ».

De plus en plus de programmes sociaux et/ou thérapeutiques incluant l’animal sont mis en place et se développent un peu partout dans le monde (Canada, France, Espagne, Suisse, Corée du Sud…). Des groupes de réflexions pluridisciplinaires se forment comme l’International Association of Human-Animal Interaction Organizations (IAHAIO) à l’échelle mondiale ou le Cercle d'Etudes Pluridisciplinaires des Interactions Homme-Animal (CEPIHA), l’association Licorne et Phénix ou la fondation A&P Sommer à l’échelle nationale.

Un peu de lecture...

Livres:

 

Arenstein G. et al. (2008). La Zoothérapie : une thérapie     hors du commun. Saint Jérôme (Québec) Canada, Editions     Ressources,


Belin B. (2000). Animaux au secours du handicap. Edition L’Harmattan.


BEIGER F, JEAN A. (2011).Autisme et Zoothérapie : Communication et apprentissages par la médiation animale.


CICCOTTI S, GUEGUEN N. (2010). Pourquoi les gens ont-ils la même tête que leur chien. Paris, Dunod.


CONDORET A. (1973). L’animal compagnon de l’enfant. Edition Fleurus.


Cyrulnik B. (2011). La Fabuleuse aventure des hommes et des animaux. Fayard/Pluriel.


GRANDIN T. (2006). L’interprète des animaux. Paris, Odile Jacob.


MELSON G. (2009). Les animaux dans la vie des enfants. Petite bibliothèque Payot.


WILLEM S. (2011). De l’animal à l’âme. Edition du seuil.


WINNICOTT R. (1971). Jeu et réalité, l’espace potentiel. Gallimard.



Revues et articles :


ANAE n°98 (2008) L’enfant avec handicap et l’animal.

 

Enfance et Psy n°35, sous la     direction de Le Fourn J.Y.     et Francequin G. (2007).     L’enfant et l’animal. Eres,


Le Bulletin scientifique de l’arapi n°29. (2012). L’enfant avec autisme et son attirance spontanée pour l’animal : une réalité ? GRANDGEORGE M.


Le     Sociographe n°23 (mai 2007). L’homme,     la bête et le social : L’animal, cet infatigable travailleur     social. Homo Animalis, Montpellier,

Sites Internet :

http://mediane-europe.eu

 

http://www.animauxetcompagnies.com/


http://www.fondation-apsommer.org

 

http://www.licorne-et-phenix.org

 

 http://www.lafontaineauxanes.sitew.com

 

http://www.ane-autre-ferme.fr